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  • La Ville est, elle aussi, consommatrice. Bessancourt, ville éco-responsable

    A l’heure des choix et des achats, les services municipaux peuvent désormais faire appel à des entreprises qui respectent certains critères environnementaux, sociaux et éthiques.

    La notion de consommation responsable a fait du chemin depuis quelques années. Et pas uniquement dans nos choix de consommation individuels.

    Aujourd’hui, le nouveau code des marchés publics permet aux collectivités de contracter des commandes dites responsables, c’est-à-dire, intégrant des dimensions environnementales et sociales, en plus des aspects économiques et ce, depuis la définition du marché par les services, jusqu’au choix des offres. Sachant que les commandes publiques représentent 15 % du  PIB de notre pays, il s’agit d’un potentiel de consommation responsable important, qui pourrait ensuite donner des idées à l’ensemble des consommateurs...

    Des normes à respecter

    La volonté de la Ville de faire de ses commandes un outil au service du développement durable est un des axes inscrit dans l’Agenda 21 de Bessancourt. C’est dans cette optique que la Ville a pris part, de septembre 2004 à juin 2005, au projet mené par l’Agence Régionale de l’Environnement et des Nouvelles Energies (ARENE), rassemblant un groupe de villes pilotes. Ce projet a amené les collectivités participantes à s’engager dans une démarche d’achats responsables.

    Ces achats peuvent être classés en trois catégories : les éco-achats (respectueux de l’environnement ; par exemple, voiture propre, papier recyclé...), les achats éthiques (qui prennent en considération les préoccupations d’ordre social ou moral –non-exploitation des jeunes enfants, respect des conventions du Bureau International du Travail...) et les achats équitables (qui respectent une relation juste et durable avec les producteurs du Sud). La Ville se fournissait déjà en produits labellisés commerce équitable (jus de fruits, gâteaux...), en papier recyclé... Avec le nouveau code des marchés publics, elle peut aller plus loin en choisissant des entreprises qui respectent des critères tels que le Système de Management Environnemental (SME), des normes (ISO 14001...), des labels (Eco label Européen, NF Environnement...) et qui s’impliquent dans des démarches Haute Qualité Environnementale (HQE). Au-delà de ces normes et labels, la Ville pourra désormais, pour attribuer le marché, demander à l’entreprise candidate ses performances en matière de protection de l’environnement ou en matière d’insertion professionnelle des publics en difficulté.

    Un premier pas

    Premiers achats responsables importants de la Ville : des véhicules propres. Dans le cadre du renouvellement du parc automobile de la commune, un véhicule propre, fonctionnant au GPL, sera acheté chaque année, pendant trois ans. Le premier l’a été en 2005. D’autres produits ont été choisis tels que des produits d’entretien ou de désherbage écologiques 100 % biodégradables, des fournitures de bureau recyclées...
    Le nouveau prestataire pour le marché de fleurissement de la ville et l'entretien du cimetière de la commune a également été choisi pour son engagement écologique. L'entreprise travaille, par exemple, avec des produits phytosanitaires non-polluants et biodégradables. Elle procède par désherbage thermique et non par désherbage chimique (ce système tue les plantes annuelles indésirables par la chaleur en faisant exploser leurs cellules). Cela permet de limiter la pollution des nappes phréatiques. Cette entreprise s'engage à récupérer, enlever et recycler les déchets végétaux produits par leurs travaux.
    Si ces changements demandent parfois du temps, tant au niveau du choix des fournisseurs qu’au niveau des produits, ils sont gages d’un développement durable pour tous. Espérons que se « mieux consommer » municipal gagnera d’autres Bessancourtois.

     

    voir aussi sur www.ville-bessancourt.fr

     

  • la teneur des propositions du Comité Balladur

    le 3 mars Édouard Balladur remettra les conclusions du Comité pour la réforme des collectivités locales qu'il préside.

    Dans l'émission-allocution présidentielle "Face à la crise", M. Sarkozy réaffirmait:

    "Communes, département, région, État, Europe, sans compter tous les pays, SROS et tous les étalons... les étages intermédiaires. Il va falloir que l'on trouve les voies et les moyens pour que le poids des dépenses publiques et des échelons territoriaux s'allège dans notre pays".

    dix ans après la Loi Chevènement sur les communautés urbaines, le dispositif législatif relatif à l'aménagement du territoire va changer.

    Le Monde a révélé en avant première la teneur des propositions du Comité Balladur :

    Le passage de 22 à 15 régions

    Le Comité proposerait la fusion entre Rhône-Alpes et Auvergne, celle des deux Normandies, de la Bourgogne et de la Franche-Comté et un redécoupage des régions Picardie, Poitou-Charentes et Ile-de-France. L'argument du Comité semble être l'adaptation à une taille critique européenne afin de s'adapter à des enjeux concurrentiels que les régions ne peuvent assumer dans le cadre étriqué de leurs compétences et de leur frontière historique.

     

    selon Élisabeth Guigou, "les régions sont devenues insupportables au pouvoir actuel", M. Sarkozy "veut mettre la main sur des collectivités qui ne sont pas dirigées par des élus de la majorité".

    une inquiétude semble toucher les élus locaux et régionaux :

    "Nous vivons avec violence ce troisième acte de la décentralisation", s'est exprimé Christophe Castaner (PS), vice-président du conseil régional et maire de Forcalquier (04)

    La création d'un nouvel élu: le conseiller territorial

     le Comité semble avoir renoncé à proposer la suppression du département.

    À la place, il propose de créer une nouvelle figure d'élu local: le conseiller territorial qui serait à la fois conseiller général et conseiller régional.

    La Métropolisation

    huit métropoles se verraient doter de compétences élargies en matière d'action sociale (Marseille, Lyon, Lille, Bordeaux, Nantes, Nice, Strasbourg et Toulouse). Selon Dominique Perben, "la clause de compétence générale des départements et des régions" serait ainsi remise en cause avec ce nouveau statut des métropoles voué à être élargi à d'autres villes.

    la réforme du Grand Paris  fera certainement l'objet d'attentions médiatiques et politiques particulières dans les prochains jours.

    le redécoupage des circonscriptions électorales qui devraient attendre 2014.

    la commune devrait conserver son statut et ses  attributions.

     

    conclusion :

    intervenant au pire moment, en pleine crise, à un an des élections régionales, alors que le Président de la République n'arrive pas à être innovant dans le gestion de la crise des Antilles, nous risquons de passer à côté d'une réforme nécessaire en cas de précipitation à légiférer.

    si la commission Baladur a le mérite de faire émerger les points de débats, des débats justement il en faut avant de légiférer.

     

     

     

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